Le Mazda CX-5 entame sa troisième génération en 2026. Le SUV compact le plus vendu de la marque japonaise grandit significativement, intègre Google de série et monte en gamme sur le plan technologique — tout en conservant l’ADN qui a fait son succès : plaisir de conduite, design Kodo et qualité de fabrication premium à un tarif raisonnable face à la concurrence directe. Honda CR-V, Toyota RAV4, Citroën C5 Aircross et Volkswagen Tiguan sont dans le viseur.
Un gabarit qui change de dimension
C’est le changement le plus visible de cette nouvelle génération. Le CX-5 2026 gagne 11 cm en longueur pour atteindre 4,69 m, et 12 cm en empattement pour un total de 2,82 m. La hauteur s’établit à 1,695 m. Le coffre passe à 583 litres — extensible à plus de 2 000 litres banquette rabattue — et le seuil de chargement est abaissé pour faciliter le chargement des objets lourds. Ces dimensions placent désormais le CX-5 entre le segment compact et le familial, sans compromettre sa maniabilité au quotidien.
Une seule motorisation au lancement, l’hybride complet attendra 2027
Le CX-5 2026 démarre avec une unique motorisation : le 2.5 e-Skyactiv G M Hybrid de 141 ch, un moteur atmosphérique essence assisté par un micro-hybride 24V. Le couple atteint 238 Nm, la boîte automatique est à 6 rapports. Deux transmissions sont disponibles : traction avant ou intégrale i-Activ AWD. La consommation mixte WLTP s’établit entre 7,0 et 7,5 l/100 km selon la configuration, pour des émissions de 157 à 169 g/km.



Point important pour le marché français : le malus écologique 2026 s’applique en fonction des émissions de CO₂. Les versions AWD haut de gamme peuvent être concernées par un malus significatif. Mazda a retenu le micro-hybride précisément pour limiter l’exposition à ce malus, mais les acheteurs devront intégrer ce paramètre dans leur calcul — notamment sur les finitions les plus équipées en transmission intégrale.
Un moteur hybride complet est prévu pour fin 2027. Les acheteurs qui peuvent attendre auront alors accès à une motorisation plus efficiente et probablement mieux positionnée face aux malus futurs.
Un habitacle qui franchit un cap technologique
L’intérieur marque une rupture nette avec la génération précédente. L’écran central tactile passe à 12,9 pouces de série, avec une option à 15,6 pouces sur les finitions supérieures. Google est intégré de série — Google Maps, Assistant Gemini et services connectés — avec un an d’abonnement gratuit inclus. L’instrumentation numérique de 10,25 pouces est complétée par un affichage tête haute.

Les matériaux progressent en qualité perçue, dans l’esprit de la philosophie Jinba Ittai — l’harmonie entre conducteur et véhicule. Le système audio Bose 12 haut-parleurs équipe les finitions haut de gamme. Climatisation bizone, sièges chauffants et ventilés, toit panoramique en option — l’habitacle atteint un niveau de prestation qui se compare sans complexe aux références allemandes du segment.
Quatre finitions, de 38 600 € à près de 49 000 €
La gamme française s’articule autour de quatre niveaux. La Prime-Line démarre à partir de 38 600 € en traction avant avec phares full LED, écran 12,9 pouces, Google intégré et sécurité active complète de série. La Centre-Line s’établit entre 41 000 et 43 000 € selon la transmission, ajoutant jantes 19 pouces, sièges chauffants et chargeur à induction. L’Exclusive-Line se situe entre 43 500 et 45 500 € avec l’audio Bose, la caméra 360° et les sièges chauffants arrière. La Homura, finition sportive au sommet, affiche un look spécifique, l’écran 15,6 pouces, les sièges ventilés et le hayon mains libres, entre 46 500 et 48 500 €.
Il faut ajouter à ces tarifs le malus CO₂ — potentiellement plusieurs milliers d’euros sur les versions AWD — ainsi que le coût des options populaires : toit panoramique (environ 1 500 €), peintures métallisées (800 à 1 300 €) et packs spécifiques selon les usages.
Ce qu’il faut retenir
Le CX-5 2026 monte clairement en gamme. Plus grand, mieux équipé technologiquement, avec une qualité intérieure qui progresse franchement — c’est un SUV qui vise un cran au-dessus de sa génération précédente. La conduite Mazda, toujours plaisante grâce à la direction précise et au châssis bien calibré, reste l’un des arguments différenciants face à des concurrentes parfois plus neutres en termes de ressenti au volant.
L’absence d’hybride complet dès le lancement est le principal reproche à lui faire en 2026. Dans un contexte de malus croissants et d’une clientèle de plus en plus sensible à la consommation réelle, attendre 2027 pour une motorisation hybride pleine est un handicap commercial non négligeable face au Toyota RAV4 et au Honda CR-V qui sont déjà pleinement hybridés.
